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Life's Muzica

Concert 2006 de Muse à Paris

Eh bien me revoilà! Après un peu plus de deux semaines d'absence... Je m'en excuse déjà, mais les vacances, je les passe plus souvent dehors que dedans...

 

Mais voilà, enfin j'ai une soirée de libre, et j'en profite pour mettre à jour ce blog qui m'est cher, et lequel je prends un grand plaisir à faire avancer. Un plaisir augmenté du nombre de visites qui se font même durant mon absence, et je vous remercie pour cela…Je me dois d'ailleurs pour cela de faire en sorte que mon blog soit au top de sa forme dès la rentrée... Alors on s’y met !!! (^v^)

Par ailleurs, je vous souhaite à tous une merveilleuse année, et j’espère que tout se passera bien pour vous… Faites attention sur la route, avec votre chéri(e), ne faites pas trop les cons, soyez vous-mêmes, aimez ceux qui vous aime et que vous aimez et ne faites pas de mal aux autres ni à vous-même… Peace and Love mes amis !!! ;>

Après cette petite touche de philosophie, d’amour et de paix, continuons avec quelque chose de plus sérieux…

L'attente...

 

Nous sommes le jeudi 14 décembre 2006, et cela fait un peu plus de deux heures (seulement !) que nous attendons, dans le froid, devant les grilles qui entourent Bercy… Mais on a de la chance : Pas de vent ! La seule partie du corps qui grelotte (eh non, ce ne sont pas les « grelots » de Monsieur, mais merci pour la blague ;P ) sont nos pieds (évidemment, avec des Converse et des DC, ça le fait moyennement). Mais bon, nous sommes courageux et attendons bravement jusqu’aux alentours de 18h30, où on nous ouvre enfin les grilles… Et YAHAA ! La foule se précipite à l’intérieur pour prendre des places et se réchauffer par la même occasion… ;>

BercyLe nombre impressionnant de camions stationnés à l'arrière de Bercy... Quand on voit le concert, on comprend pourquoi il y a besoin d'autant de matériel...

La fosse pouvant s’avérer rapidement dangereuse dans un endroit aussi gigantesque que Bercy, nous avions décidé d’aller aux places assises.

Quel bonheur que de se placer…Au deuxième rang, à vingt mètres de la scène ! (Bon, on aurait pu s’asseoir au premier, mais en voyant les barrières et le « gros Nounours » gardien de la Fosse qui bouchait un peu la vue, on s’est dit que le deuxième rang, ça serait parfait)… Bercy...C'est... Grand!


Première partie : Un groupe anglais (comme par hasaaard), du nom de Razorlight. Du bon rock, avec un chanteur sympa mais qui avait tendance à oublier que 1 : Quand on « élève » la voix, on éloigne le micro de sa bouche et que 2 : Tenir son micro à l’envers et l’approcher à 2cm des amplis, ça crée du larsen…Mais à part deux trois p’tites gaffes du genre, je classe volontiers cette première partie dans le top five des meilleures « premières parties »que j’aie vu en concert…

Puis, après vingt minutes inutiles et frustrantes d’attente, les lumières s’éteignent, pour laisser place à un décor (très très très) haut en couleur !

Matthew est là, au centre, droit et fier, la guitare dans les mains. A sa droite, Chris et sa nouvelle basse rouge... Soudain, une question se pose : Où se cache donc Dominic ? Pourtant une batterie, c’est assez difficile à cacher… Eh bien, c’est à ce moment-là que l’on comprend l’utilité de l’énorme « tube-écran», à la droite de Matthew, où défile des images ou des couleurs, lorsqu’il s’ouvre… Et nous laisse découvrir notre cher Dom et sa MAGNIFIQUE batterie transparente ! (je n’ai toujours pas trouvé la marque, ni le modèle…Je suppose qu’elle est unique…) Tout au fond, à droite de la scène, on remarque à peine un homme, caché, un synthé devant lui… Eh oui, cette fois-ci, Matthew risquant vraiment d’être surchargé, a dû faire appel à une aide extérieure au groupe apparemment…Déjà que Matt zigzague entre sa guitare et le piano…Rester au synthé en même temps relèverait de l’impossible…

La scène, immense, est utilisée d’un bout à l’autre : Il n’y a pas un seul millimètre où il n’y ait pas un spot, de la lumière, des images et des couleurs…Et, haut dessus de tout ça, des dizaines de câbles lumineux qui surplombent la scène et lesquels, au fil du concert, font défiler lumières de toutes formes et couleurs, à une vitesse différente…

Le groupe commence avec Take a Bow, la première chanson de Black Holes & Revelations, qui met le feu en quelques secondes à toute la salle. Bien sûr, PERSONNE aux places assises n’est... assis…

Ils enchaînent ensuite avec quelques autres chansons du même album, comme Supermassive Blach Hole ou Starlight, que le public se met immédiatement à entonner en chœur avec Matthew… L’ambiance est électrique, impossible de ne pas hurler de tous mes poumons, et de tout mon cœur, car sinon jamais je ne pourrai me libérer de cette incroyable sensation d’énergie et d’euphorie infinie !

Crier et chanter en tapant le rythme (que seule moi connaissait comme il le faut bieeeeensûr (^v^)) était ma seule raison de vivre durant ces deux merveilleuses heures. Impossible de m’arrêter, et l’énergie en moi ne fait qu’augmenter au fil du temps et des chansons, qui sont de plus en plus fortes et rendent le public de plus en plus hystérique.

De temps en temps, Muse nous fait grâce de quelques chansons qu’ils n’ont pas le droit de ne pas jouer, comme New Born, Bliss, Muscle Museum et Sunburn qui nous font tous sautiller sur place (eh oui, malgré que j’aie été dans les gradins..) et sont reprises vivement par le public lorsque Matthew nous tend son micro… M-a-g-n-i-f-i-q-u-e ! C’était encore une impression incroyable… Comme si vous ne formiez plus qu’un, lorsque les milliers de spectateurs chantent avec vous, ou que vous chantez avec eux… C’est… Merveilleux, splendide et inexplicable…

(Du point de vue de l’ambiance, les Français sont vraiment bon public… J’imagine difficilement l’ambiance hallucinante de Bercy pouvoir être la même avec un public Suisse, comme à l’Arena… C’est vrai, quoi, à CHAQUE concert à l’Arena, c’est mou, et malgré quelques jeunes qui essaient de mettre l’ambiance, j’ai rarement vu tout le public en délire…Je me trompe ?)

Le jeu de scène de Matthew est absolument phénoménal ! Jusque-là, je ne connaissais que les DVD de leurs concerts…Et déjà là, j’étais sur le train arrière !...Mais en réalité...En Live…C’est totalement WOOAAOOUUWWW !!!! Entre des changements de guitares (il y a le choix quand on en a, 7, si je ne m’abuse), des solos à tomber par terre au piano, sous une lumière souvent « mélancolique », ou des solos de guitare en se jetant à terre et en glissant sur ses genoux… Il y avait de quoi regarder et s’émerveiller…

Bien sûr, pour Chris et Dom, parler d’un jeu de scène serait assez difficile, puisque l’un ne bouge que la tête, tandis que l’autre et assis derrière sa batterie…

Pourtant, il y a bien un moment où l’on voit qu’eux aussi savent s’y prendre quand ils en ont l’occasion… Comme le sait un bon fan, depuis la tournée Hoolabaloo, de gros ballons blancs sont lâchés dans le public, durant Bliss… Sauf que le chantage est présent ...

C’est d’ailleurs Dominic qui prend le micro, à la fin de la chanson, avec un grand sourire et demande, dans son bon anglais incompréhensible de Grande-Bretagne : « Sting the baloons !…We won’t play before you sting the baloons !… » En gros : « On ne joue pas tant que vous n’aurez pas pété tous les ballons ! » Raaah !...Quelle bande de sadiques, quand même !!! ENCORE de la frustration ! )

Et pendant ce temps là, les trois musiciens, ainsi que l’homme au synthé se mettent à improviser et jouent un peu n’importe quoi, avant de commencer à jouer une mélodie rappelant celle que l’on entend au cirque… La batterie fait des roulements qui s’accentuent à chaque fois qu’un ballon blanc s’approche des briquets qui essaient de le faire exploser… Et quand ce but est atteint il frappe un coup sur sa symbale, comme en signe de victoire, puis continue jusqu’à ce que le dernier ballon crève enfin…Pour enchaîner directement sur Muscle Museum, qui m’envoient illico presto aux anges, tellement c’est magnifique…

 

Le concert se termine, trop vite bien entendu, sur la dernière chanson de Black Holes & Revelations : Knights of Cydonia, comme la plupart d’entre nous l’auraient parié…

Matthew entame le début de la chanson avec ce splendide solo et commence à chanter… Déjà, la tristesse m’envahit, me disant qu’il n’y a plus que cinq minutes à passer ave eux… Mais il faut vite se reprendre, et, au contraire, profiter au maximum !!!

Lorsque survient le « pont » de la fin, les paroles « No one’s going to take me alive ! The time has come to make things right ! You and I must fight for our rights ! YOu and I must fight to survive ! » s’affichent à l’écran situé à l’arrière de la scène, et sont chantés à corps et à cris par tout Bercy, les bras tendus et se jetant en avant au gré du rythme…

Puis, brusquement, c’est la fin… Les lumières se rallument très vite..Beaucoup trop vite…Et c’est avec une tête de junkie que je rentre à l’hôtel avec mon Knight, et où les gens se trouvant dans l’ascenseur avec nous ont dû se poser nombre de questions au sujet de ma santé… (^V^)’’ Hé hé...

Muse n’est pas prêt de changer, ni d’attraper la grosse tête... Ils ont les pieds sur Terre et savent toujours aussi bien, si ce n’est mieux, nous faire rêver, espérer…

Un mythe est né.

Les critiques suivantes de concerts seront, entre autres, Within Temptation, Slipknot, Zazie, LinkinPark, Korn, quasiment tous ceux de Muse, Hoobastank et d’autres…Alors, heureux ?